Stress Post traumatique ou Trouble de stress post-traumatique

Après avoir affronté un événement traumatisant, on peut le revivre en pensée, être perturbé par des cauchemars ou éprouver un sentiment de menace permanent. Même si l’on se sent pris au piège, il existe une thérapie pour retrouver une vie apaisée.

EMDR Vaucluse

Le trouble de stress post-traumatique, qu’est-ce que c’est ?

D’après le VIDAL, l’état de stress post-traumatique est un trouble anxieux sévère, qui se développe à la suite d’un événement ayant entraîné une détresse intense. Ce trouble s’installe de manière durable, perturbe profondément la vie quotidienne et peut, s’il n’est pas soigné, se compliquer de dépression.

Quand notre réaction face à un événement traumatisant dure dans le temps

Certaines situations, dans notre vie, peuvent produire un traumatisme. Ce risque existe notamment lorsque notre vie est menacée, que nous sommes exposés à la mort d’autres personnes, que nous subissons des violences psychologiques, physiques ou sexuelles. Le traumatisme se définit comme une expérience dans laquelle nos capacités de défense psychiques ne sont pas suffisantes.

Un accident de la route, un accident du travail, le fait d’être témoin d’un geste suicidaire, une maladie grave, un inceste, un viol, des maltraitances psychologiques dans l’enfance, le harcèlement à l’école, des violences dans le couple, l’inondation de sa maison, un attentat, une guerre…peuvent provoquer un traumatisme.

Le traumatisme entraîne des manifestations particulières : cauchemars, intrusions du souvenir de l’événement ou le fait de se tenir en permanence sur ses gardes et de se sentir menacé. En général, ces manifestations diminuent au fil du temps. Quand ces manifestations persistent au-delà d’un mois et perturbent de manière importante notre quotidien, on parle d’un trouble de stress post-traumatique.

Que faire si vous venez de vivre un évènement traumatisant et que vous cherchez une aide immédiate?
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Les symptômes caractéristiques du Stress Post Traumatique

Dans le trouble de stress post-traumatique, on observe trois types de symptômes :

-Des souvenirs vifs de l’évènement qui s’imposent à la personne (“flashbacks”), des cauchemars. Elle revit la scène, avec les images, les bruits ou les odeurs. Elle est submergée par les émotions comme la peur. Les sensations physiques sont extrêmement fortes.

-L’évitement des pensées en lien avec l’évènement, la tendance à fuir des activités, situations, personnes qui pourraient le rappeler et qui sur le long terme peuvent générer des phobies voire à générer une amnésie totale ou partielle.

-Le sentiment d’une menace permanente, qui peut se manifester par un état de qui-vive, une hypervigilance, une réaction de sursaut au moindre bruit inattendu.

Ce trouble peut être associé à des insomnies, une anxiété ou des pensées suicidaires. Dans 25 à 30 % des cas, on assiste à l’apparition de symptômes dépressifs.

Traumatisme Stress post traumatique
Le trouble de stress post-traumatique est assez courant chez les militaires revenant de mission. De retour au domicile, le sentiment d’être menacé ou suivi entraîne des comportements particuliers : agressivité, besoin de rouler très vite en voiture, hyper vigilance et des difficultés à se réadapter à la vie quotidienne.

La dissociation est un mécanisme de protection involontaire qui peut s’installer

Face à un danger, notre cerveau fonctionne de manière inhabituelle. Nous sommes incapables de réfléchir et nous passons en mode automatique. Ainsi, notre premier réflexe en cas de menace est de nous immobiliser. Cela explique par exemple que dans certains cas, la personne ne tente pas de fuir, ni de se défendre contre un agresseur. Ces mécanismes commencent à être mieux compris grâce aux neurosciences.

Une autre réaction, qui n’est pas volontaire non plus, consiste à se dissocier mentalement. La personne a le sentiment d’être coupée d’elle-même et de ses émotions, comme si elle était anesthésiée physiquement et émotionnellement. Il s’agit d’un mécanisme d’adaptation du cerveau face à une situation traumatisante. On compare souvent la dissociation au disjoncteur qui coupe l’électricité en cas de surtension.

L’expérience de la dissociation est difficile à décrire pour la personne qui la vit. Parfois, elle a même du mal à reconnaître qu’il s’agit d’une dissociation. Voici deux exemples de la manière dont cela peut se passer.

J’étais en train de me faire agresser et pourtant cela me semblait irréel, j’étais comme hors de mon corps, comme spectatrice. Je ne ressentais aucune émotion, j’étais comme pétrifiée. Nathalie F.

J’ai vécu des années en mode pilote automatique, j’ai fait des choses que, je l’ai réalisé plus tard, je n’avais pas activement décidé de faire comme si je subissais mes réactions. Et j’en ressentais une grande culpabilité. Annie E.

La dissociation peut aussi s’installer, notamment chez des adultes ayant subi des violences répétées dans l’enfance. La personne connaît alors des périodes fréquentes de dissociation. Dans certains cas particuliers et en fonction de critères précis, le diagnostic de « trouble dissociatif de l’identité » ou TDI (qui fait partie des troubles dissociatifs), peut être posé.

Les signes auxquels prêter attention

Le fait d’être confronté à un évènement violent n’entraîne pas forcément un traumatisme. Mais il est nécessaire de noter que les événements traumatiques à l’origine de l’ESPT présentent certaines caractéristiques communes. La plupart du temps, ils ont réellement entraîné la mort ou des dommages irréversibles. Parfois, ils ont simplement été perçus comme porteurs de telles conséquences. La personne qui souffre d’ESPT peut être la victime, ou simplement le témoin de la scène traumatisante. Ces événements ont provoqué une réaction intense mêlant peur, détresse et horreur. Ils varient de l’agression sexuelle ou de l’accident des transports, à la guerre, la prise d’otages, la violence physique ou psychique, la catastrophe naturelle ou l’attentat.

Plus que la gravité réelle des événements traumatiques, c’est la gravité perçue et l’émotion qui a été générée qui semble décider de l’apparition d’un ESPT. Lorsque les traumatismes ont été infligés par une personne, ils sont perçus de manière plus intense que ceux dus au hasard ou à une défaillance technique.

Aussi, il est bon après un tel évènement de prêter attention aux signes suivants :

  • les cauchemars et les flash-backs où l’on revit la scène,
  • les pensées qui s’imposent à nous, nous ramenant à cet évènement,
  • les palpitations, les suées, la respiration rapide lorsqu’on se retrouve dans une situation similaire à l’événement.

Si certains de ces signes sont présents ou apparaissent avec un décalage de quelques mois, il est conseillé d’en parler.

Parfois, la personne ne se rend pas compte des effets que l’évènement a provoqués chez elle. D’autres fois, l’évènement est ancien et elle l’a oublié totalement ou en partie. Ainsi, il arrive qu’une personne ne soit pas consciente d’avoir vécu un traumatisme, mais ressente de la colère ou de la tristesse et semble ne pas contrôler ses réactions dans certaines situations sans pouvoir en identifier l’origine. Elle peut faire des cauchemars dans lesquels sa vie est en danger, être dans l’impossibilité de regarder certaines scènes d’un film car cela déclenche des émotions violentes sans toutefois que le scénario rappelle le ou les évènements.

Les idées reçues sur le trouble de stress post-traumatique

« Si ce qui lui est arrivé était si grave, elle en aurait parlé depuis longtemps »

En réalité, lorsqu’une personne vit un traumatisme, le fonctionnement de sa mémoire est perturbé. Il peut être difficile pour elle de se rappeler ce qui s’est passé, quand et où. Cette amnésie dure parfois des mois voire des années. Le souvenir de l’évènement peut revenir brutalement, à la vue d’une personne, d’un lieu qui le rappelle, d’une odeur particulière ou bien d’un documentaire évoquant des faits similaires. Parfois même, le souvenir revient lors d’une thérapie pour un comportement que la personne juge inapproprié, c’est souvent le cas dans l’amnésie traumatique. La personne vient consulter pour une raison tout autre et à la faveur de la thérapie découvre que son comportement excessif dans une situation masquait un traumatisme et n’était qu’un symptôme de stress post-traumatique.

 « Quand on est traumatisé, on le reste toute sa vie »

NON ! Il n’est jamais trop tard pour parler des évènements traumatisants qu’on a vécu et agir sur les symptômes de stress post-traumatique. Notre cerveau conserve des capacités de réorganisation à tout âge. Vivre avec ces symptômes, c’est comme porter les boulets de son passé sur ses épaules, ce passé et ce traumatisme restent présents et il est difficile d’envisager l’avenir sereinement. La thérapie consiste à se délester de ces bagages encombrants pour vivre sereinement et de façon plus légère.

Comment traiter le trouble de stress post-traumatique

Trouble simple ou trouble complexe

Nous venons de décrire et d’aborder les aspects du trouble de stress post-traumatique simple mais il  existe également, ce que l’on appelle le trouble de stress post-traumatique complexe. Ce trouble complexe survient généralement lorsque l’évènement traumatisant dure longtemps, qu’il se répète sans que la personne puisse fuir ni se protéger. C’est le cas avec les violences sexuelles et les maltraitances dans l’enfance, le harcèlement, la violence au sein du couple, quand la personne est sous emprise ou dépendante, ou encore dans les génocides.

Dans le trouble complexe, aux symptômes énoncés plus haut viennent s’ajouter la difficulté à contrôler ses émotions et le manque d’estime de soi. En effet, la personne ressent de la honte, de la culpabilité ou un sentiment d’échec personnel en lien avec ces évènements traumatiques répétitifs. Elle a aussi des problèmes pour maintenir des relations suivies dans le temps et se sentir proche d’autres personnes, comme le précise la CIM-11.

Si le traitement du « trouble de stress post-traumatique » dans sa forme simple dure, la plupart du temps, quelques semaines. Le trouble complexe a des répercussions plus importantes sur la vie de la personne, et s’en détacher totalement demande plusieurs années de thérapie.

J’étais en survie, tout me semblait pesant et compliqué à gérer et maintenant, je commence à vivre. Sylvie S.

La thérapie EMDR ou le traitement par les mouvements oculaires

La thérapie EMDR ou désensibilisation et retraitement par les mouvements des yeux, repose sur le concept que les pensées, les sentiments et les comportements négatifs de la personne découlent de souvenirs de l’évènement traumatisant que le cerveau n’a pas pu assimiler correctement.

L’objectif de cette thérapie est d’amener le cerveau à retraiter les informations du souvenir (sons, images, odeurs, pensées, les croyances…) de manière à leur faire perdre leur vivacité et pouvoir être mises à distance. La thérapie par les mouvements oculaires ramène du mouvement dans un souvenir passé qui s’est figé dans notre présent ainsi le passé retourne au passé et peut être à nouveau évoqué sans douleur ni émotion inconfortable.

Consulter d’autres articles sur la thérapie EMDR ou le traitement des traumatismes et découvrir des témoignages:

-Traitement des traumatismes

-Amnésie traumatique

-L’annonce de la maladie: l’EMDR pour soulager le traumatisme

-La thérapie par les mouvements oculaires: magie ou pas ? Découvrir des témoignages de consultants.

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