Vous avez vécu un accident, une agression ou un événement au cours duquel vous avez réellement pensé que vous alliez mourir ?

L’événement est terminé. Vous êtes aujourd’hui en sécurité. Pourtant, quelque chose a changé.
Vous avez peut-être peur de sortir, de prendre votre voiture ou de conduire. Vous sursautez au moindre bruit. Certaines odeurs, certains lieux ou certaines images font remonter brutalement ce qui s’est passé. Vous pouvez ressentir une boule d’angoisse, des palpitations, une sensation de danger ou la peur qu’un nouvel accident survienne.
Et parfois, une pensée revient sans cesse : « Et si je mourais ? » alors qu’à présent vous savez parfaitement que le danger est terminé.
Ce décalage entre ce que l’on sait avec sa tête et ce que l’on ressent dans son corps peut être très déstabilisant.
Pourquoi a-t-on encore peur alors que l’accident ou l’agression est terminé ?
Lorsqu’une personne vit un événement particulièrement violent ou menaçant, son cerveau et son organisme se mobilisent pour faire face au danger.
Très souvent après l’événement, cette alerte peut rester très présente. En effet, le cerveau a enregistré une expérience au cours de laquelle la vie a semblé menacée. Certains éléments associés à cette expérience peuvent alors continuer à déclencher une réaction de peur : un bruit, une odeur, une route, une voiture, un lieu, une sensation corporelle ou simplement le souvenir de ce qui s’est passé.
C’est notamment ce qui peut expliquer qu’une personne sache qu’elle est en sécurité aujourd’hui tout en ressentant encore une peur intense.
Les troubles du stress post-traumatique peuvent notamment comporter des reviviscences, de l’évitement et une hypervigilance. Les psychothérapies comme l’EMDR et la sophro-analyse, font partie des approches utilisées dans leur prise en charge.
Peur de conduire après un accident : quand la vie quotidienne change

Après un accident de voiture, certaines personnes reprennent rapidement leur vie habituelle alors que pour d’autres, la peur s’installe progressivement.
Monter dans une voiture peut devenir difficile. Prendre le volant peut provoquer une forte anxiété. Un trajet que vous faisiez auparavant sans réfléchir peut maintenant devenir une véritable épreuve.
Vous pouvez commencer à éviter :
- l’autoroute ;
- certains trajets ;
- les routes très fréquentées ;
- les déplacements seuls ;
- les heures de circulation ;
- certains lieux associés à l’accident ;
- ou même la voiture elle-même.
La peur peut également dépasser la conduite.
Vous pouvez avoir peur de sortir de chez vous, de voyager, d’être seul ou de vous retrouver dans une situation où vous ne pourriez pas vous échapper rapidement.
Progressivement, les évitements peuvent prendre de plus en plus de place.
La peur de mourir après un accident

La peur de conduire après un accident est une réaction que l’on rencontre fréquemment dans les suites d’un événement traumatique.
Elle peut prendre différentes formes.
Certaines personnes ressentent de l’angoisse avant même de monter dans leur voiture. D’autres commencent à conduire mais restent constamment sur leurs gardes.
Il peut y avoir :
- des palpitations ;
- des tremblements ;
- une sensation d’oppression ;
- une forte tension corporelle ;
- des pensées catastrophiques ;
- des images de l’accident ;
- des flashbacks ;
- une peur de perdre le contrôle ;
- la peur d’avoir un nouvel accident ;
- ou l’envie de faire demi-tour.
Le problème est que l’évitement soulage immédiatement… mais peut aussi entretenir la peur dans le temps.
Le Centre national de ressources et de résilience décrit notamment l’amaxophobie comme une peur intense de conduire ou d’être dans un véhicule, pouvant être liée à un traumatisme comme un accident de la route et entraîner un évitement important.
Cela ne signifie évidemment pas que toute peur après un accident correspond à un trouble psychotraumatique.
Mais lorsque la peur persiste, devient envahissante ou limite fortement la vie quotidienne, il peut être utile de se faire accompagner.
Après une agression : pourquoi peut-on avoir peur de sortir ?

Une agression peut également modifier profondément le rapport au monde extérieur.
Avant, sortir seul ne posait peut-être aucun problème.
Après l’agression, certaines situations deviennent difficiles :
sortir le soir, marcher seul, prendre les transports, aller dans certains endroits, croiser certaines personnes ou simplement se retrouver dans une situation qui rappelle l’événement.
La personne peut alors rester constamment attentive à ce qui l’entoure. Elle regarde derrière elle. Elle analyse les comportements des autres. Elle sursaute facilement. Elle anticipe ce qui pourrait arriver.
Cette hypervigilance après une agression peut être épuisante.
Et là encore, il peut exister une contradiction très forte :
« Je sais que je suis chez moi et que je ne suis pas en danger… mais je n’arrive pas à me sentir en sécurité. »
Les bruits, les odeurs ou les sensations peuvent réveiller le traumatisme
Un traumatisme ne revient pas toujours sous la forme d’un souvenir précis. Parfois, c’est une sensation qui apparaît brutalement.
Un bruit de frein. Une odeur. Une musique. Un endroit. Une lumière. Le bruit d’une portière. Une voiture qui arrive trop vite. Un geste.
Et soudain, le corps réagit. Le cœur accélère. Le corps se tend. La peur monte. Pendant quelques secondes, voire davantage, la personne peut avoir l’impression d’être à nouveau confrontée au danger.
Ces réactions peuvent être particulièrement difficiles à comprendre lorsque l’on se dit : « Pourtant, je sais que tout va bien maintenant. »
« Je sais que c’est fini, mais mon corps ne le sait pas »
C’est parfois exactement ce que les personnes expriment après un événement traumatique.
Rationnellement, elles savent que l’accident est terminé. Que l’agression appartient au passé. Qu’elles sont aujourd’hui dans un autre lieu. Qu’elles peuvent reprendre leur vie mais leurs réactions émotionnelles et corporelles restent parfois associées à l’ancien danger.
L’objectif d’un accompagnement du traumatisme n’est donc pas d’effacer le souvenir.
Il s’agit plutôt de permettre progressivement que ce souvenir puisse rester dans le passé sans continuer à déclencher la même alerte dans le présent.
Comment traiter un traumatisme après un accident ou une agression ?
L’accompagnement dépend de chaque personne, de son histoire et de la manière dont l’événement continue à se manifester.
Dans le travail de retraitement du traumatisme, l’IMO-EMDR peut notamment être utilisé autour des souvenirs, images, émotions, sensations et croyances qui restent fortement associés à l’événement. L’EMDR est également une approche utilisée dans la prise en charge du trouble de stress post-traumatique. Santé publique France indique que cette méthode repose notamment sur une stimulation sensorielle bilatérale et rappelle sa recommandation pour le TSPT par la Haute Autorité de Santé et l’Organisation mondiale de la Santé.
L’objectif n’est pas de vous obliger à « oublier ». Au contraire, il s’agit de pouvoir progressivement repenser à ce qui s’est passé sans que le cerveau et le corps réagissent comme si le danger était encore là.
Retrouver progressivement confiance et sécurité
Après un traumatisme, le changement ne se fait pas nécessairement du jour au lendemain. Il peut se construire étape par étape, séance après séance, on peut : repenser à l’accident sans être submergé, entendre un bruit sans sursauter systématiquement, remonter progressivement en voiture, reprendre un trajet, sortir sans surveiller constamment son environnement, retrouver des activités que l’on avait abandonnées.
Et surtout retrouver cette sensation essentielle : « Ce qui s’est passé est derrière moi. Aujourd’hui, je suis ici et je suis en sécurité. »
C’est cette différence entre le danger passé et la sécurité présente que le travail thérapeutique peut progressivement aider à réinstaller.
Vous avez peur de conduire depuis un accident ?
- Vous avez peut-être l’impression que votre vie s’est organisée autour de ce que vous devez éviter.
- Vous réfléchissez avant de prendre la voiture.
- Vous choisissez certains itinéraires.
- Vous demandez à quelqu’un d’autre de conduire.
- Vous évitez de sortir seul.
- Ou vous continuez à vivre avec une peur de mourir qui revient régulièrement malgré le fait que, rationnellement, vous savez que l’événement est terminé.
Vous n’êtes pas obligé de rester définitivement enfermé dans cette peur.
Un accompagnement spécialisé du traumatisme va vous permettre de travailler sur ce qui continue à vous faire réagir aujourd’hui pour le désensibiliser.

Un accompagnement du traumatisme à Robion, bientôt à Saint-Andiol, et à distance
Je suis Sandra Lopez-Laphond, sophro-analyste et thérapeute spécialisée dans l’accompagnement et le retraitement des traumatismes par les mouvements oculaires IMO-EMDR.
J’accompagne notamment les personnes qui restent profondément marquées après :
- un accident de voiture ou un accident ayant représenté une menace pour leur vie ;
- une agression ;
- une expérience violente ou traumatique ;
- un événement qui continue à provoquer de la peur, de l’hypervigilance ou des réactions émotionnelles importantes ;
- une situation qui entraîne aujourd’hui des évitements, comme la peur de conduire, de monter en voiture ou de sortir.
Mon cabinet de consultations est actuellement situé à Robion, dans le Vaucluse, et déménagera prochainement à Saint-Andiol.
Les séances peuvent également être réalisées en visioconférence, ce qui permet de bénéficier d’un accompagnement du traumatisme à distance, sans avoir à se déplacer au cabinet.
Que vous soyez à Saint-Andiol, Robion, Cavaillon, Mollégès, Châteaurenard, Noves, Plan-d’Orgon, Saint-Rémy-de-Provence, L’Isle-sur-la-Sorgue, Vedène, Avignon ou ailleurs en France ou en Europe, la consultation en cabinet ou à distance peut être une possibilité à envisager selon votre situation.
Vous souhaitez en parler ?
Si vous avez vécu un événement traumatique et que, malgré le temps qui passe, la peur reste présente dans votre quotidien, vous pouvez prendre contact avec moi pour échanger sur votre situation et voir si mon accompagnement correspond à votre besoin.
Le but n’est pas d’effacer votre histoire. C’est de faire en sorte qu’elle ne continue plus à diriger votre vie.
→ Prendre rendez-vous pour un accompagnement du traumatisme
→ Me contacter pour une première demande d’information : Tel : 06 78 80 35 38
À retenir
Un accident ou une agression peut être terminé depuis des semaines, des mois ou des années, tout en continuant à provoquer des réactions de peur dans le présent.
Peur de mourir, peur de conduire, peur de sortir, flashbacks, hypervigilance, sursauts, évitements ou sentiment permanent de danger : lorsque ces réactions prennent trop de place, un accompagnement peut aider à retrouver progressivement un sentiment de sécurité.
Le passé ne peut pas être changé mais la manière dont il continue à agir sur votre présent peut évoluer.

